un gay algérien
Journal intime
un gay algérien
Catégorie :
Journal intime
Créé le :
06 mai 2008 23h03 par ggaayy47
Modifié le :
28 févr. 2011 16h51
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12 fois
Description :
bcp de choses me tiennent à coeur, et bcp de questions tournent dans ma téte,je suis gay, je m'accépte et je m'assume, mais je n'accépte pas le mode de vie des autres gays, donc je me retrouve seul, et pourtant c'est pas ce que je veux; c'est pour cette raison que j'ai créé ce blog, j'y revienderai régulièrement pour y mettre ce qui me tient à coeur, si qqun se voit interessé par mes propos il n'a qu'à se manifesté, et il sera le bienvenu...
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| Créé le : |
28 févr. 2011 16h51
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très cher ami (fouzimec), permet moi de te remercier de t'étre donné la peine de m'écrire, et je suis désolé que tu sois dans la même situation que moi car je sens à quel point c'est dure,
alors pour toi et pour tous ceux qui voudront me contacter voici un msn fait spécialement pour ce blog, (gay_algerien@hotmail.com)
je me ferais un paisir de vous lire, et vous répondre, et mon souhait le plus cher c'est de vous avoir comme amis, car on est tous dans la même souffrance
au fait, je ne me connecte pas souvent, alors ne vous impatientez pas, ce qui est sure c'est que je vais répondre, mais quand... je sais pas.
je vous embrasse tous (mes très chers lecteurs) et spécialement toi (fouzimec), et.... écrivez moi, je vous attends.
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| Créé le : |
20 janv. 2011 17h12
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Depuis ma sortie de l'armée, beaucoup de choses en moi ont changé, à commencer par ma vision de la vie, de l'avenir, mais sur tout du monde gay, et de mes attentes futures, à vrai dire, je m'étais résigné à ne plus espérer, et sur tout pas attendre que la vie me donne ce dont j'ai le plus besoin… un amour
Donc, j'ai pratiquement oublié ma composante gay, et j'ai pus vivre ainsi un bon bout de temps, bon, faut dire que ma vie était fade, complètement vide, et dénudée de toute couleur pouvant l'égayer, je m'ennuyais à en devenir dingue, j'avais beau sortir avec des amis "hétéros" mais en vain, rien ne pouvait me distraire ou me rendre la vie agréable, en plein groupe je me sentais seul, très seul, et j'étouffais rien que d'être avec eux, à les entendre parler, rire, essayant de me faire participer à la discussion, et moi qui m'efforce de faire semblant que tout va bien, je joue la comédie… comme d'habitude… comme toujours…bof, ça je m'y connais très bien, cela fait des années que je joue la comédie à ma famille et mes amis; sauf qu'en cette période précise je n'avais plus de forces pour mentir, ni de faire semblant, j'étais à bout, je n'avais qu'une seule chose en tête, c'étais une question qui revenait à tout moment et à laquelle je ne pouvait pas répondre; qu'est ce qui m'attend demain? Est-ce que je vais rester seul encore longtemps ou que bientôt je vais trouver la personne qui va me délivrer de cette solitude qui me déchire ?
Peu de temps après, j'ai décroché un emploi, bien loin de la maison, à des centaines de kilomètres, mais j'étais hyper heureux car enfin j'allais vivre seul, j'allais avoir mon chez-moi, et enfin je vais vivre librement …. Et bonjour les rêves, je me voyais déjà avec mon copain, vivant ensemble et partageant notre quotidien, je rêvais d'une vie de couple avec ses hauts et ses bas,
Mais ironie du sort, une fois installé dans ma nouvelle ville, dans mon tout premier appartement, dans mon tout premier job, cette grosse solitude est partie d'un coup, je savourais les délices du célibat et j'adorais ça, aussi les remords de mon passé ont ressurgit avec toutes leurs douleurs, et leurs déceptions, ce qui m'a emmener à décider fermement de vivre seul et de ne pas essayer d'avoir de nouveaux contacts,
En réalité, à cet instant là, j'aimais bien ma vie tel qu'elle était, simple, soft, sans aucun souci, ni chagrin, j'étais complètement investi dans mon travaille, et je suis restais ainsi pendant plus d'une année,
Un beau jour, je me rends dans un cyber café pour consulter ma boite e-mail, chose que je faisais 1 fois tout les 3 mois juste pour ne pas perdre mes adresses e-mail, donc ce jour là, en ouvrant ma boite, je tombe sur un message qui m'avait été envoyé d'un site de rencontre sur lequel je m'étais déjà inscrit et que j'avais complètement oublié,
Le message n'était pas spécialement attirant, cela pourquoi ma réponse a été quelconque, mais le fait est que c'était un déclic qui m'a ramené à la connexion après une longue absence, et j'ai retrouvé la fièvre du net encore une fois, je restais de plus en plus longtemps au cyber, d'ailleurs c'était devenu ma seule attraction dans cette ville où il n'y avait rien à foutre à part de se connecter ou regarder la télé !!!, je sortais chaque soir de chez moi vers 19h et je restais connecter jusqu'à 00h voir 01h du matin, mais bilan de la soirée… rien
A chaque connexion, à chaque heure perdue j'espérais de plus en plus de trouver un type bien, mais c'étais une chose quasi impossible, pour la simple raison que tout le monde ne cherche que le sexe, et pour moi c'était ma dernière préoccupation, tout de même j'ai fait la connaissance de quelques mecs que je pensais intéressants, mais qui se sont révélés complètement nuls, alors si je fais le bilan de tous les mecs que j'ai ramené chez moi, en comptant les amis rencontrés sur le net, les aventures sexuelles, les faux amants le tout en trois années (depuis que je vis seul)……….. petite réflexion………. 12 mecs
Donc en faisant le bilan, j'ai eu une moyenne d'un mec par trimestre, est ce que c'est beaucoup, ou peu ?
Mon ami intime me dit que c'est un chiffre énorme, alors que moi je trouve que ce n'est rien, surtout qu'il n'y a eu aucun attachement réel avec eux, à chaque fois y'a un problème de taille qui nous empêche de continuer ensemble, alors c'est soit que le mec est nul au lit, ou qu'il n'a aucune notion de la tendresse, ou qu'il ne sait que prendre et ne rien donner, ou que je ne lui plait pas mais qu'il avait envie de baiser d'autant plus que j'ai un coin confortable (chose relativement rare en Algérie), ou que le mec ne connaît pas ce qu'est un engagement, et que pour lui une relation gay c'est tout simplement contacter son copain lorsqu'il a envie de baiser sans plus; je me retrouve à chaque fois seul, encore et encore seul…
Après avoir fait ce bilan, j'ai bien compris que s'il m'était destiné de trouver mon mec je le trouverais quelque soit les circonstances, et que je ne devais plus forcer le destin, depuis l'ors, je ne me connecte presque plus, si ce n'est pour consulter mes boites e-mail, d'ailleurs je n'ai plus aucun contact avec personne, et ma dernière relation sexuelle remonte à juin 2010, et c'était avec un ancien ami
Faut dire que sexuellement je n'ai pas un grand manque, mais c'est le manque affectif qui me tue, j'ai tellement envie de serrer un homme dans mes bras, de sentir sa peau, sa respiration, lui caresser son corps et l'embrasser à perdre l'haleine, le regarder dans les yeux, voir l'amour dans ses yeux… ça me fait mal rien que d'y penser
En fait, ces dernières années j'ai remarqué que j'ai beaucoup changé, et que je suis de plus en plus affectif, à croire que je vais devenir platonique, mais je ne peux me passer de l'amour, d'ailleurs Edith PIAF l'a si bien dit "je ne peux pas vivre sans amour", moi non plus, quand je suis amoureux, je suis le plus heureux des êtres, même si je sais que je vais en souffrir plus tard, et c'est quand je vis dans le vide, comme maintenant, que je suis le plus malheureux, puisque je vois mes jours passer sans intérêt ni profit
Une chose est sûre, je suis fermement persuadé qu'il y'a quelqu'un, quelque part, qui m'attend, lui aussi est seul, et lui aussi est malheureux, alors moi je lui lance un appel: "ne déprime pas, je suis là, moi aussi je t'attends et j'ai hâte de te retrouver, de partager ma vie avec toi, de colmater mes blessures avec toi, je te réserve beaucoup de joies et d'affection, mais je ne perds pas espoir, je ne le perdrais jamais, car je sais que tu existe, et un jour, un jour, on se retrouvera, on se reconnaîtra, et on sera l'un pour l'autre, l'un à l'autre, mais on doit attendre ce jour, alors sois patient et attends moi, puisque moi je t'attends depuis très longtemps, sans toute fois perdre ma conviction de te trouver, sois fort, on sera bientôt ensemble j'en suis certain."…
( à suivre)
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| Créé le : |
12 janv. 2011 15h17
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trés cher allal, merci bcp pour les mots tendres et profonds que tu m'as laissé, ca m'a fait un trés grand plaisir, mais je m'excuse de ne pas avoir laissé mes coordonnées de peur d'avoir des problèmes, mais si tu veux, laisse moi ton msn, ou skype, ou même ton tel, et je te contact le plus vite possible;
je t'embrasse mon ami, et merci encore
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| Créé le : |
07 juin 2010 19h50
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Le jour « J » arrive, on sort de la caserne dans des bus, on fait nos adieux à nos encadreurs qui ont été –je dois le dire- des gens adorables, très compréhensifs, ils nous ont fait oublier qu’on était à l’armée, on se sentait tous comme une seule famille, il y’avait une très bonne entente entre nous, et une grande complicité, même avec nos encadreurs, je n’aurais jamais imaginé que je pouvais trouver des gens pareil à l’armée, et malgré que ça fait plus de 04 ans, j’y pense toujours avec bcp de nostalgie…
Bref, donc les bus nous ont ramené vers le premier transit, où on était entassé comme du bétail, alors bien sur on est resté très solidaires entre nous, on a même fait un clan où on s’aidait mutuellement, car il faut savoir que la nourriture était infecte et insuffisante, et il fallait faire une queue interminable pour manger, donc pour éviter cela, quelques-uns d’entre nous se sacrifiaient pour faire la queue, mais nous ramenaient la bouffe en sandwiches, et d’autres cotisaient pour acheter des gâteaux et des jus, et d’autres encore allaient nous remplir des jerricans d’eau, et on se retrouvait à la fin tous ensemble pour profiter de ce festin bien mérité.
Mais après deux jours à peine, les affectations vers les régions militaires ont commencé, et c’est la partie la plus dure, on se fragmente pour la première fois depuis six mois, et pour la première fois depuis six moi, on va se séparer sans plus jamais se retrouver, ce n’était pas les « au revoir », mes les « adieux », depuis six mois on a tout fait ensemble, les corvées, les cours, les entraînements, les bêtises, les sanctions, ces gens-là qui –avant de les connaître- me faisaient très peur, sont devenus très importants dans ma vie, et je ne pouvait plus m’en passer d’eux, alors les adieux étaient très difficiles, et non pas sans larmes, on s’embrassait, on se serrait dans les bras, et on se regardait dans les yeux, car le plus dur c’est que la majorité était affectée vers des bataillons antiterroristes, et personne ne savait s’il allait s’en sortir vivant ou mort, d’ailleurs j’avais un énorme sentiment de culpabilité car moi j’étais affecté dans une école et je ne risquais rien,
On s’embarque dans les camions qui sont venus nous chercher, les larmes coulent à flot, je crois que je n’ai jamais pleuré autant de toute ma vie,
Le moral au plus bas, on se dirige vers l’aéroport militaire pour rejoindre notre région, et ce n’est que 03 heures après qu’on était arrivé à notre destination, on était une dizaine, et on s’est retrouvé dans un autre transit où on était traité pire que du bétail, malgré qu’on été « officiers contingents !!! », là aussi mes amis partaient l’un après l’autre, mais on se disait que du moment qu’on est dans la même région, on pourra se voir de temps à autres, et je suis resté le dernier, car personne n’est venu me chercher,
Onze jours se sont écoulés, et voilà qu’en fin quelqu'un vient me ramener vers l’école où j’étais affecté, 2 heures de route après, on est en fin arrivé, l’école était du temps colonial, c’était très beau, et j’adorais le vieux radiateur dans ma chambre, j’adorais sentir la terre, l’herbe, les gens étaient bien gentils et accueillants, rapidement je me suis habitué au rythme de l’école, mais ce que j’aimais le plus, c’est la fin de travail où je pouvais sortir et vivre librement dehors, par chance j’avais un très bon ami qui habitait cette ville, et heureusement il était gay lui aussi, on se retrouvait chaque soir, lui aussi m’a bcp aidé, et m’a offert la chaleur de sa famille et de son chez-lui, ce qui m’a vraiment fait sentir que j’étais parmi les miens,
Bien sur, je faisais pas mal de rendez-vous, et j’ai connu pas mal de monde, jusqu’à ce que toute ma vie ne se chamboule…
Après avoir passé six mois dans cette école, les anciens aspirants (contingents), étaient partis et on attendait les nouveaux, trois sont arrivés, et il en restait un qui tardait à venir,
Je venais de rentré d’une permission, et on m’annonce que le dernier aspirant venait d’arrivé, et qu’on allait me le présenter au déjeuner, alors je rentre dans le foyer des officiers moi et deux camarades, une fois assis, un très beau garçon s’approche de nous et vient saluer mes amis et s’assoie avec nous sur la même table, il était adorable, superbement séduisant, il était plus jeune que moi, il était de taille moyenne dans les 175cm, il avait de très beaux cheveux noirs, mais il ne savait pas bien les coiffer, de superbes yeux marron, un visage long avec un menton carré, et un teint blanc, un nez parfaitement fait, et une bouche dessinée au crayon, des dents bien blanches et très bien alignées, et comme tout ça ne suffit pas, il avait un très beau corps d’athlète, musclé, avec des mains larges et douces, des fesses bien bombées, ajouté à tout cela, un magnifique sourire d’enfant, et un regard aussi limpide qu’un bébé, alors forcément qque chose en moi a bougé pour lui, mais immédiatement je me suis dit que ce n’était pas possible, et que je ne voulais pas revivre une autre histoire, je n’étais pas prêt pour d’autres souffrances, d’autant plus que ce mec a l’air d’être hétéro, en plus il est bcp trop beau pour moi, alors j’ai pris la ferme décision de ne pas penser à lui, et de faire comme si il n’existait pas, mais voilà qu’il me dit : « En fin je t’ai vu, on m’a tellement parlé de toi que j’étais impatient de te voir, et cela me fait vraiment plaisir ». Oups, il n’aurait pas dû dire ça, il venait de marquer un point, mais je suis tout de même resté sur ma décision, je ne devais pas faiblir,
Mais l’avenir me réservait bien des surprises, ce beau gosse d’apparence timide s’amusait à reprendre ce que je disais, à chaque fois que je parlais, il répétait ce que je disais, et il cherchait à me parler à chaque fois qu’il me voyait, et peu à peu on devenait complices, et peu à peu mes sentiments pour lui devenaient de plus en plus intenses, le soir on se retrouvait tous (les aspirants) dans la chambre d’un binôme, qui eux avaient la télé, et on passait la soirée tous ensemble, alors peu à peu, et comme ce beau gosse me faisait de plus en plus confiance je me permettais de le toucher, et je suis même arrivé à mettre ma tête sur sa poitrine l’ors qu’on regardait un film, dans la soirée, sans que ça le choc ni lui ni les autres amis d’ailleurs, et moi je dégustais ce pur moment de plaisir, ma tête sur la poitrine du garçon qui me fait craquer, je sens son odeur, j’arrive même à sentir sa respiration, mais le plus dingue c’est de sentir les battements de son cœur contre ma tête, et peu à peu je mettais très discrètement ma main sur son ventre, en montant jusqu’a sa poitrine, des fois quand j’exagérais il se révoltait, mais tout de suite après je revenais, faut dire que je suis tenace,
A cette époque j’étais en désaccord avec mon copain de chambre, et mon beau gosse n’était pas très à l’aise avec le sien lui aussi, alors une fois je lui demande s’il veut venir avec moi, et avec le plus grand plaisir il accepte, alors je chasse le mec qui était avec moi, pour recevoir mon très beau gosse, et là…. J’ai commencé une attaque acharnée contre lui, je l’avais entre les yeux, et je ne pouvais plus patienter, je devais l’avoir, il était à moi, et tôt ou tard je l’aurais,
Donc, une pseudo vie de couple avait commencé entre nous, le matin, je lui faisais son lit, je lui rangeais ses vêtements, et le vendredi avant qu’il parte faire sa prière à la mosquée, je lui préparais ce qu’il devait porter, je le coiffais, je le parfumais, je l’embrassais sur son front, et je lui demandais de faire une prière pour moi,
De son côté, il était redevable à ce que je lui faisais, et me disait que même sa mère ne prenait pas autant soin de lui, et il m’appelait désormais « maman », mais tout de suite après il a trouvé que c’était pas ce qu’il voulait, alors il a préférait m’appeler « ma femme », je dois avouer que ça me faisait très plaisir, car bien sur je n’étais pas une femme, et il ne me voyait pas en tant que femme, mais j’ai bien compris que notre intimité avait dépassé le stade de l’amitié, et a franchit le stade du couple, et comme on était deux hommes, et que l’image du couple pour lui ne pouvait être qu’entre un homme et une femme, et que sa virilité ne pouvait pas être touchée, et que je faisais ce que toute femme bienveillante faisait pour son mari, alors j’étais sa femme, aimante et bienveillante, et j’étais super heureux d’être la femme de mon homme.
Un soir, et comme on avait des lits superposés, il dormait au-dessus, et moi je lisais un beau roman, en bougeant son pied se met à nu et sort de son lit, moi je commence à avoir des palpitations, faut dire que son pied était remarquablement parfait, il était carré, des orteils bien faits, pas trop de poils, bien blanc et très propre, et comme je suis fétichiste des pieds, j’ai complètement abandonné mon roman, et je commençais à saliver, je désirais ce pied plus que toute autre chose au monde, je sentais les poils de mon corps se dressés, ma bouche devenait de plus en plus sèche, ma survie dépendait de ce pied, et une obsession me tenait, il me fallait embrasser ce très beau pied, après un bon moment d’hésitation, je prends mon courage à deux mains, et je m’approche très doucement et très délicatement de son pied, je ne savais même pas s’il dormait vraiment ou pas, bref, une fois arrivé au niveau du pied, je prends le temps de bien le regarder (car j’avais une veilleuse allumée), j’apprécie cette belle peau blanche et chaude, j’apprécie cette propreté irréprochable, j’arrive presque à sentir les battements de l’artère de son pied, et sur un élan de désir je met mes lèvres très doucement et très timidement sur sa peau, et je reviens en courant à ma place, mais je vois qu’il n’a pas bougé, il n’a rien senti, alors je devais profiter de cette situation, je reviens encore, mais cette fois, je lui baise son pied avec bcp d’ardeur, et je retourne à ma place encore une fois, mais tout de même je ne suis pas satisfait, pas encore rassasié, alors je reviens à l’attaque une 3ème fois, et là je lui lèche son pied, et dieu sait à quel point c’était succulent, j’ai léché la totalité du pied, même les orteils, et je suis même monté jusqu’aux poils de sa jambe, j’ai bien pris mon temps cette fois-ci, j’ai baisé j’ai léché ce pied et j’étais aux anges, j’oublierais jamais ce moment unique.
Les jours s’écoulèrent paisiblement, on devenait inséparable, aucun ne pouvait se passait de l’autre, mais jusque là rien n’a été vraiment dit, je voulais qu’il comprenne la vraie situation, que moi je suis un homme, et que lui aussi est un homme, que je l’aime parce qu’il en est un, et qu’il existe une autre forme de couple à part celle entre un homme et une femme.
Alors, une nuit, j’ouvre ce sujet, et après une longue discussion, il accepte tout simplement d’être mon copain, gay, mais à une condition, que notre relation reste platonique, car il ne pouvait pas avoir de relations sexuelles puisqu’il était très croyant et très pratiquant, et il avait trop peur de dieu… bien sur moi j’ai immédiatement accepté, je n’arrivais pas à croire que le mec que j’aimais le plus, le mec que je croyais inaccessible, le mec de mes rêves était en fin pour moi, et notre vie de couple avait vraiment commencé, le matin c’était lui qui me réveillait, il partait faire le rassemblement, tandis que moi je lui faisais son lit, je lui préparais son café au lait (puisqu’on avait tout le confort dans notre chambre), je lui faisais ses tartines, il revenait, on se parlait un peu, et chacun de nous partait à ses occupations, on se retrouvait après au déjeuner, où on rentrait ensemble chez-nous, pour ressortir retravailler l’après-midi, mais en fin de travaille, moi je sortais alors que lui faisait du sport, bien sur chaque soir je lui ramenais qque chose, et je ne devais pas tarder pour ne pas le fâcher, en fin de semaine, je lui lavais ses vêtements, je l’attendais jusqu’à ce qu’il rentre de sa prière du vendredi pour qu’on déjeune ensemble, lui de sa part faisait tout pour me rendre heureux, mais il se plaignait toujours d’être inutile dans notre relation, puisque c’était moi qui faisais tout, j’avais beau lui dire que mon bonheur à moi était d’être avec lui, mais tout de même il se sentait mal à l’aise vis à vis de ça.
Avant 3 semaines de ma fin de service, il a commencé à changer complètement, il était devenu méchant, inattentionné, il ne me disait plus bonjour, il ne m’adressait plus la parole, j’avais beau cherché la cause, mais il ne voulait rien me dire, et même qu’il a commencé à me faire des misères, tel que ramener des gens que je ne connaissais pas dans notre chambre, alors que je lui avais dis plusieurs fois que je ne supportais pas que des étrangers pénètrent dans notre chambre, ils passaient la soirée sans se soucier du désagrément qu’il me créait, en plus de tout ça, il s’est mis à faire la cuisine dans la chambre la nuit, lui et un autre camarade, alors quand je rentrais l’odeur était très forte et désagréable…. Et j’en passe…
Malgré toutes mes tentatives de compréhension, j’ai vu que ça ne donnait rien, alors je me suis rétracté de mon côté aussi, et le jour de ma fin de service, je ne l’ai même pas salué, je ne pouvais plus le regarder, et malgré que tous mes autres camarades m’ont chaleureusement salué, et même les autres officiers et sous-officiers, mais tout de même je suis parti avec un grand nœud au ventre, j’avais bcp de peine de quitter de cette façon le garçon que j’aimais pardessus tout, mais ma dignité (en fin ce qu’il en restait) ne me permettait pas de lui parler,
Mais voilà que qques jours après, il m’appelle, il s’excuse, je lui manque, il ne peut pas m’oublier, bien sur moi j’étais fou de joie, alors on a repris le contact, ce n’était pas comme avant à cause de la distance, mais tout de même on était toujours ensemble, malheureusement, il ne s’est pas bcp donné, alors on se voyait de moins en moins, et peu à peu on s’éloignait de plus en plus,
Cette histoire remonte à 03 ans, et on est toujours en contact, je l’aime toujours, et il m’aime toujours ; mais la vie nous a séparé, on travaille loin l’un de l’autre, en plus il ne fait pas grand choses pour renforcer notre relation, alors plus le temps passe, et plus on s’éloigne, mais tout de même on a vécu de bons moments ensemble…
(à suivre)
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| Créé le : |
23 févr. 2010 13h01
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Voilà pratiquement deux ans que je suis sorti de cette tragique déception amoureuse, et j’en suis enfin délivré, alors je me suis pris en main, et j’ai décidé de ne plus chercher un autre amour, j’étais même persuadé que je ne voulais plus d’amour et que maintenant ce qui me manquait c’était de bons amis avec lesquels je pouvais passer de bons moments sans prise de tête, de soucis, ou de peines inutiles,
On est en 2005, j’ai 26ans, et je viens de recevoir mon ordre d’appelle pour passer mon service militaire, aux rangs de l’Armée Nationale Populaire,
Je dois bien avouer que je n’étais absolument pas heureux, car je me voyais entrain de perdre deux années de ma vie, sans parler des contraintes de l’armée, mais le pire c’était la situation sécuritaire algérienne, où je risquais tout simplement de mourir soit dans un faux barrage des islamistes lors de mes déplacements civils, ou par une attaque à mains armées au moment de mon exercice militaire, mais voilà que je me suis fait une raison, et je me suis dit qu’il y a bien des algériens qui font leur service militaire sans gros dégâts, alors j’ai décidé d’y aller, et de laisser les choses aller d’elles même, mais il y avait un autre truc qui me tracassé bien plus, c’était le mode de mon intégration dans une caserne militaire, et avec d’autres mecs, je savais bien que j’allais me retrouver dans la même chambre, les mêmes toilettes, les mêmes douches le même réfectoire que d’autres mecs…. Je savais bien que j’allais vivre avec d’autres mecs, nuits et jours, et les questions abondaient dans ma tête, pourrais-je les supporter ?, pourrais-je avoir des copains ?, et le plus important, sauront-ils ce que je suis réellement ?, comment je vais faire pour me cacher nuits et jours pendant des mois ?, et si par malheur je tombe amoureux de qqun ?, comment je vais réagir ?, et si qqun me fait bander ?, en plus de tout ça, qu’est ce que je vais bien leurs dire ? cela fait bien longtemps que je n’ai pas eu de conversations avec des hétéros, et je n’ai absolument pas les même sujets de discutions…
Mais bon, j’ai pris mon courage à deux mains, et comme je n’avais aucun moyen de m’esquiver, et comme j’étais obligé de le faire, alors j’ai décidé de faire l’expérience la plus détestée et la plus crainte de tout jeune algérien,
Et voilà qu’un beau jour de printemps, je me rends à ma caserne d’instruction, j’avais un énorme cabas, dans lequel j’avais mis pratiquement tous mes vêtements, j’avais des cheveux assez longs, et une barbichette que j’aimais bcp,
Mes premières impressions étaient bien positives, d’abord j’ai bien aimé le portail en fer-forgé, la beauté de la construction à l’intérieur, la propreté, la verdure, bcp de gazon, et surtout bcp de fleurs (ce que je ne pouvais absolument pas imaginer venant des militaires)…
Après un bref passage au niveau de l’infirmerie de la caserne, on me dirige vers mon bloc, une fois arrivé, je me retrouve en face d’un grand immeuble plein de jeunes hommes, qui se baladaient partout et d’une manière très anarchique portant leurs vêtements civils, je compris que c’était mes camarades, mais ce qui m’a le plus étonné et m’a énormément fait plaisir et réconforté, c’était que tous ces jeunes gens m’ont souhaité la bienvenue, un par un m’ont salué, et ils m’ont même fait le tour des lits encore vacants pour que je puisse en choisir un, il y en avait même qui m’ont aidé pour ramener ma literie, et immédiatement le courant est passé entre nous tous, je me suis sentis tout de suite chez-moi, et dès lors toutes mes peurs ont disparu, je peux même dire que j’ai passé d’excellents moments, inoubliables et très chaleureux…
Même, que j’ai lié amitié avec le personnel des cuisines, les éléments de l’infirmerie, et même qques officiers, j’ai même étais choyé par rapport à mes autres camarades, et j’ai bénéficié de l’estime de tout le monde, et ça c’est la meilleure chose qui me soit arrivée.
Concernant ma peur d’être démasqué… ben… trois de mes camarades m’ont abordé de trois manières différentes ;
Le premier, était bcp trop timide, il essayait de me dire des choses mais n’arrivait pas à le faire, mais j’ai compris de sa manière de m’aborder, qu’il voulait un plan sexe, et c’est ce qui était hors de question pour moi, alors je ne lui ai pas laissé l’occasion d’aller plus loin, et je l’ai stoppé avant même qu’il ne s’étale trop ;
Le second, par contre était bcp trop directe, après de brefs discutions cordiales, il me déclare directement que je lui plais, et il m’explique à quel point il me désir, celui là j’ai eu bcp de mal à m’en débarrasser, car il n’a pas voulu lâcher prise, et que soit-disant il m’aimait trop pour me quitter, je savais bien que ce n’était pas vrai, et les jours m’ont prouvé que j’avais raison ;
Le troisième est le plus intéressant, il était le plus beau de toute la promo, il était très nerveux, personne ne pouvait l’approcher, et ça malgré sa petite taille, mais il savait très bien se faire respecter, et tout le monde le craignait, de ma part, je l’aimais bcp, car il était certes très beau, mais aussi très correcte, et j’avais remarqué qu’il s’intéressait à moi, mais j’avais jamais imaginé qu’il pouvait être gay,
Mais voilà qu’un jour, il était mal foutu, alors j’ai essayé de lui remonter le moral, chose que je faisais pas mal de fois, alors sans que je m’y attends, il me cris sur la figure et de toutes ses forces : « je t’aiiiiiiiiime », ça m’a fait rire, car j’avais bien compris que cet amour était le fruit de notre complicité, et que c’était un amour fraternel et plus amical qu’autre chose, car je ne pouvais pas imaginer qu’il pouvait être gay,
Alors je lui répondis : « merci bcp », et il reprend, mais cette fois en me regardant droit dans les yeux : « noooooooooon putain, je t’aime, tu comprends pas !!! je t’aiiiiiiiiime », là, j’étais figé, très surpris, choqué même, mais choqué de plaisir, car je ne pouvais pas croire que ce très beau garçon que je voyais inaccessible, est là devant moi, et me déclare son amour…
N’ayant pas réagis à sa déclaration, ce beau gosse, commence à m’affirmer son amour, et m’envoie des sms d’amour, avec bcp de bonnes intentions, alors j’ai sus que d’abord, il savait ce qu’il faisait, et qu’aussi il était sérieux, et là, une superbe belle histoire a commencé entre nous deux, et le plus beau c’est que c’était une histoire devant tout le monde sans que personne ne le sache, on pouvait se caresser discrètement alors qu’on est entouré par nos autres camarades, on se faisait des clins d’œil pour se donner rendez-vous dans un endroit discret pour flirter, c’était les meilleurs flirtes que j’ai jamais fait, d’une part parce qu’il était performant mais aussi parce que c’était des baisers volés dangereusement, que personne ne devait soupçonner, mais le meilleur moment, c’était lors de notre réconciliation après une dispute et un froid qui a duré un long moment, là on a passé une nuit dans une chambre avec 12 autres camarades, c’était des lits superposés, et personne n’avait sommeil, alors on s’est tous mis à discuter, y compris, nous deux, on était dans le même lit lui et moi, l’un dans les bras de l’autre, et on se dévorait mutuellement, et personne ne s’est douté de quoi que ce soit, d’ailleurs des fois on nous adressait la parole, et on répondait le plus normalement du monde, et juste après on revenait à nos occupations,
C’était beau, c’était fort, mais malheureusement, on s’est séparé lors des affectations, mais malgré ça on est resté en contact par téléphone, pas plus tard que la semaine passé on s’est appelé, et à ce qu’il dit, il m’aime toujours, malgré qu’on ne s’est pas vu depuis 2006… (à suivre)
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